Mort pour l’escalator

Pour protester contre le manque d’équipes techniques à la RATP, Alain, un voyageur parisien par ailleurs syndicaliste chevronné, avait entamé, lundi dernier, un « sitting debout » sur la première marche d’un escalator en panne. Il avait juré de rester immobile tant que l’engin ne serait pas réparé.

Las, après l’intervention des équipes compétentes, l’escalator a été remis en route et Alain, dont l’attention avait baissé après 46 heures de veille, a basculé en arrière, se fracturant la nuque.

« Il est mort sur le cou ! », a ironisé Cahuète, le lapin responsable de la sécurité à la RATP (rendu célèbre par ses mises en garde contre les portes qui pincent très fort).

Une déclaration que certains ont jugée indécente. Au point de faire naître des soupçons : dans les couloirs de la RATP, sous couvert d’anonymat, on parle même d’un coup du lapin…